BALAD'ART
COLLÈGE DES BERNARDINS "2ème"
Au XIIè siècle, les monastères, jusqu’alors principaux centres intellectuels, cèdent peu à peu le pas aux Universités nouvellement créées dans les grandes villes. C’est à un moine d’origine anglaise, Etienne de Lexington, abbé de Clairvaux, que revient de créer en 1245 le Collège Saint-Bernard, bientôt désigné comme Collège des Bernardins.
Le Collège des Bernardins formera entre le XIIIè et le XVè siècle plusieurs milliers de jeunes moines
cisterciens. Ces étudiants jouèrent un rôle illustre dans l’histoire de l’Église médiévale : Jacques Fournier, ancien étudiant du Collège, reçu docteur en théologie vers 1314, sera plus connu
sous le nom de Benoît XII, pape en Avignon de 1334 à 1342. Pendant plus de quatre siècles, le Collège des Bernardins, contribuera au rayonnement intellectuel de la ville et de l’Université de
Paris.
À la Révolution Française, le Collège des Bernardins est vendu comme bien national. Devenu prison pour les
galériens, il est bientôt relégué comme entrepôt, avant de devenir, à partir de 1845 et jusqu’à une date très récente, une caserne de pompiers, puis un internat pour l’École de police. Bâtiment
jugé d’intérêt national, le Collège des Bernardins constitue l’un des plus vastes édifices médiévaux parisiens avec ses 5000 m² de surface.
Au moment de son acquisition par le diocèse de Paris, il menace ruine et son ouverture au public exige des aménagements importants. C’est un double chantier qu’entreprennent conjointement en 2004 l’Architecte en Chef des Monuments Historiques, Hervé Baptiste et l’architecte Jean-Michel Wilmotte.
Visite avec conférenciers
À partir du 28 mai, le Collège des Bernardins présente Cellula, une installation in situ de Nathalie Brevet et Hughes Rochette, dans l’ancienne sacristie.
Les artistes se réapproprient cet espace en s’inspirant de son histoire et de son architecture. Cellula est imprégné à la fois des strates des différentes transformations du bâtiment, et interrogent la polysémie du mot «cellule» grâce à un vocabulaire plastique riche d’interprétations diverses.
Nathalie Brevet et Hughes Rochette réinvestissent ainsi l’ancienne sacristie en y installant un «sur-sol» éphémère qui crée un cadre modifiant la perception du lieu. Le visiteur est amené à expérimenter physiquement l’espace recomposé par un dessus-dessous et où s’instaure un dialogue entre extérieur et intérieur. L’absence de mouvement comme le déplacement dans l’espace intervient aussi dans la relation que le visiteur tisse avec le lieu.
Lundi 14 septembre 2009
Départ : 13h00, place de la Gare de JUZIERS - Retour vers 18h30
Tarifs : Juzièrois : 13 € - Externes : 15 €